Lipomes du corps

Les lipomes sont des tumeurs mésenchymateuses bénignes fréquentes représentant 50 % de toutes les tumeurs sous cutanées du corps. Ils sont présents dans toutes les régions au niveau du cou, des épaules, des membres supérieurs, du tronc, des fesses et des membres inférieurs.

Les lipomes se développent aussi bien chez les hommes que chez les femmes d’âge adulte entre 20 et 50 ans.

Qu’est-ce qu’un lipome ? (définition et causes)

L’origine de la formation d’un lipome du corps n’est pas connue dans la majorité des cas.

Une notion de traumatisme est parfois évoquée par les patients comme étant le point de départ du développement du lipome.

Un surpoids ou une obésité sont des facteurs prédisposants au développement des lipomes, même si des patients de poids normal peuvent avoir des lipomes.

Une transmission génétique est retrouvée chez 1/3 des patients (prédominance masculine) présentant des lipomes multiples dans le cadre d’un syndrome héréditaire appelé la lipomatose.

 

Quelle est la présentation clinique des lipomes ?

Les lipomes du corps forment des masses sous la peau de consistance molle et bien mobiles (boule de graisse roulant sous les doigts). La peau est d’aspect normal en regard du lipome.

Les lipomes sont non douloureux dans la majorité des cas.

Cependant, un type de lipome appelé angiolipome peut être douloureux. Il est de petite taille, et se retrouve plus fréquemment chez les jeunes adultes au niveau du tronc et des membres.

80 % des lipomes font moins de 5 cm. Leur taille varie de quelques mm à 2-3 cm dans la majorité des cas.

Moins de 1% des lipomes ont une taille de plus de 10 cm.

Les lipomes sont le plus souvent solitaires et superficiels.

Certains patients à prédominance masculine présentent des lipomes multiples sur l’ensemble du corps, en particulier au niveau du tronc et des membres, correspondant à une lipomatose.

 

Comment faire le diagnostic ?

Le diagnostic de lipome est clinique dans la majorité des cas. De ce fait, aucun examen d’imagerie complémentaire n’est nécessaire. Néanmoins, un grand nombre de patients ont déjà réalisé une échographie prescrite par leur médecin traitant ou dermatologue lorsqu’il consulte un chirurgien plasticien pour retirer leur lipome.

 

Les lipomes sont-ils dangereux ?

Les lipomes du corps vont augmenter de taille progressivement au fil des années.

Il n’y a pas de risque d’infection d’un lipome contrairement aux kystes sébacés.

Le retrait d’un lipome typique n’est pas obligatoire médicalement. Il n’est pas dangereux pour la santé et peut être surveillé.

 

Quels sont les motifs de retrait d’un lipome ?

Les motifs principaux pour retirer le(s) lipome(s) du corps sont :

  • Une gêne esthétique ressentie par le patient du fait de la taille du ou des lipomes. Les gros lipomes deviennent visibles en déformant la silhouette du patient. Dans certaines lipomatoses, les contours des membres supérieurs et/ou inférieurs peuvent être totalement déformés, ce qui est très invalidant pour les patients concernés.
  • Une gêne fonctionnelle, soit parce que le lipome est douloureux, soit parce qu’il est mal placé et devient irritable lors des appuis. Les situations cliniques fréquentes sont les lipomes situés au niveau de la face interne des avant-bras, des coudes, du cuir chevelu occipital (arrière de la tête) et du dos.
  • La taille supérieure à 5 cm d’un lipome superficiel justifiant une vérification histologique pour s’assurer de la bénignité du lipome.
  • Les lipomes profonds justifiant un retrait chirurgical en fonction de leur évolution et/ou de leur symptomatologie.

 

En quoi consiste l’exérèse chirurgicale chez le Dr Petit ?

La lipoaspiration n’est pas un traitement approprié pour la prise en charge des lipomes.

Le traitement de choix des lipomes est l’exérèse chirurgicale.

Cette chirurgie dermatologique peut être réalisée par tout chirurgien dermatologue. Le chirurgien plasticien reste le spécialiste pratiquant le plus fréquemment le retrait des lipomes.

Les patients ayant un lipome profond (sous aponévrotique ou intramusculaire), plus rare, sont adressés par le Dr Petit en centre hospitalo-universitaire plus adapté pour leur prise en charge par les chirurgiens plasticiens ou orthopédistes.

Le retrait d’un lipome est possible au cabinet du chirurgien sous anesthésie locale. Le patient n’a pas besoin d’être à jeûn avant cette chirurgie dermatologique et aucune hospitalisation n’est nécessaire.

Un dessin pré opératoire avec un stylo dermographique repère les limites palpées du lipome.

Un badigeon antiseptique puis un champage stérile sont appliqués.

Une infiltration d’anesthésiant local avec une petite aiguille est réalisée en regard du lipome.

Le patient ressent une sensation douloureuse à type d’échauffement et/ou de picotement sous la peau durant une dizaine de secondes puis le reste de l’intervention est totalement indolore.

Une incision centrée sur le lipome est ensuite réalisée puis ce dernier est extrait après un temps de dissection chirurgicale.

La peau est alors refermée par un surjet intradermique avec un fils de suture résorbable. Cette technique de suture est le gold standard en chirurgie esthétique afin d’optimiser la qualité des cicatrices et prévenir l’aspect disgracieux de « barreau d’échelle ». Il y a juste deux points, un à chaque extrémité de la cicatrice, le reste du fil étant sous la peau entre les 2 points.

Un pansement sec est appliqué en fin d’intervention.

 

Suites opératoires et recommandations

Les suites opératoires sont simples.

Les patients peuvent reprendre leurs activités de la vie courante dès la sortie du cabinet, excepté le sport pendant une quinzaine de jours. En effet, ce dernier est susceptible d’une part de contraindre trop fortement la cicatrice (avec un risque de désunion), et d’autre part de faire macérer la cicatrice en cas de transpiration excessive dans les sports cardio.

L’efficacité de l’anesthésie locale persiste environ 2 heures. L’intervention n’est généralement pas douloureuse dans les suites ; une antalgie par paracétamol est suffisante en cas de besoin.

Des ecchymoses (bleus) et un œdème (gonflement) autour de la cicatrice sont classiques. Ils vont s’estomper progressivement dans les jours suivant l’intervention.

Le patient peut ressentir un crépitement au toucher de la zone opérée, appelé emphysème sous cutané, correspondant à l’air qui est rentré sous la peau pendant la chirurgie. Cela est tout à fait normal et va disparaître spontanément en quelques jours.

Les soins locaux de la cicatrice sont réalisés par le patient ; ils consistent à retirer le pansement, à la nettoyer lors de la douche avec le savon doux prescrit puis à remettre un pansement sec pendant 10 à 15 jours. Les antiseptiques ne sont pas nécessaires en 1ère intention. Les bains et les activités aquatiques sont possibles à partir de 3 semaines post opératoires. Une baignade trop précoce risque de faire macérer la cicatrice non consolidée et de retarder la cicatrisation. Le retrait du fils par une infirmière à domicile dépendra du type de fil utilisé par le Dr Petit en fonction de la localisation du lipome.

L’auto massage cicatriciel par le patient est possible à partir de 3 semaines post opératoires avec une crème cicatrisante prescrite par le Dr Petit.

L’usage de toute crème est déconseillé avant 3 semaines afin de prévenir la macération de la cicatrice.

Il est également recommandé aux patients de bien protéger leur cicatrice du soleil avec de la crème solaire indice > 50 en couche épaisse ou un pansement en cas d’exposition de la zone opérée, pendant en moyenne 1 an post opératoire afin d’éviter leur pigmentation définitive.

 

Aspect esthétique des cicatrices

Longueur de la cicatrice

La longueur de la cicatrice après le retrait d’un lipome dépend de la profondeur du lipome superficiel :

  • Pour les lipomes situés dans la graisse sous cutanée superficielle (juste sous la peau), notamment pour les lipomes des membres, la longueur de la cicatrice sera inférieure à 1 cm. Le Dr Petit, après avoir incisé puis décollé la peau en regard du lipome, procède à son retrait par compression manuelle de la peau autour du lipome. Ainsi, il est tout à fait possible de retirer des lipomes de 2 à 3 cm par des mini incisions de quelques millimètres.
  • Pour les lipomes situés dans la graisse sous cutanée profonde (au contact d’un muscle), principalement au niveau du tronc, la longueur de la cicatrice ne dépassera pas 3 cm (excepté pour ceux situés dans le cuir chevelu occipital et la nuque nécessitant parfois d’allonger un peu plus l’incision compte tenu de la rigidité des tissus dans ces régions). La compression manuelle à elle seule ne permet pas l’extraction du lipome après incision de la peau ; celui-ci se situe plus en profondeur sous une membrane anatomique appelée le Fascia Superficialis, qu’il est nécessaire d’inciser pour exposer le lipome. Il sera alors décollé au doigt par le Dr Petit afin d’être libéré du muscle sous-jacent et de la graisse superficielle. Cette dissection chirurgicale plus complexe nécessite de ce fait une incision un peu plus longue que pour les lipomes situés juste sous la peau.

Dans tous les cas, la longueur de la cicatrice induite par la chirurgie dermatologique des lipomes est toujours significativement inférieure à la taille du lipome, lorsque celle-ci est réalisée par un chirurgien expert.

 

Aspect à moyen et long terme

La cicatrisation va débuter une phase inflammatoire normale à partir d’1 mois à 1,5 mois post opératoire.

Elle se traduit par un aspect rouge de la cicatrice chez les patients caucasiens, alors qu’elle est d’aspect plus brune chez les patients de phototype méditerranéen ou asiatique. Cette coloration de la cicatrice va persister plusieurs mois.

Une photoprotection solaire efficace est donc essentielle durant cette phase afin de permettre à la cicatrice de bien s’estomper progressivement sur plusieurs mois.

Si les recommandations ont été bien respectées par le patient, l’aspect de la cicatrice va se confondre dans la couleur de la peau du patient au terme de la maturation cicatricielle, mais elle ne disparaitra pas.

La qualité esthétique de la cicatrice n’est cependant pas prédictible car elle dépend de chaque patient.

 

Questions fréquentes (FAQ)

Quelle différence entre lipome superficiel et lipome profond ?

Le lipome superficiel : le lipome superficiel se développe dans la graisse sous cutanée superficielle ou profonde du patient. En effet, il existe deux couches de graisse dans la peau : une couche superficielle et une couche profonde séparée entre elles par une fine membrane conjonctive appelée le Fascia Superficialis. Les lipomes au niveau des membres supérieurs et inférieurs se situent le plus souvent dans la graisse sous cutanée superficielle. Ils sont mous, bien mobiles juste sous la peau et le plus souvent non douloureux. Les lipomes au niveau du tronc (abdomen, thorax, dos) peuvent être dans la couche graisseuse superficielle avec une présentation clinique similaire aux lipomes des membres, mais ils se situent fréquemment dans la graisse sous cutanée profonde, juste au-dessus des muscles pariétaux. Ils sont aussi de consistance molle et bien mobiles sur le muscle sous-jacent. Le patient ressent vraiment une masse roulée sur son muscle à la palpation. Ils sont le plus souvent non douloureux.

Le lipome profond : un lipome profond se développe sous l’aponévrose musculaire (l’enveloppe fibreuse recouvrant les muscles) ou à l’intérieur d’un muscle (intramusculaire). Les lipomes profonds sont moins fréquents au niveau des membres supérieurs et inférieurs. Ils sont plus durs et plus enfoncés au toucher. Ils sont peu mobilisables à la palpation. Ils peuvent être douloureux s’ils compriment les tissus environnants.

 

Quels sont les examens d’imagerie possibles ? Quel est leur aspect en imagerie ?

L’échographie est l’examen de 1ère intention pour confirmer le diagnostic de lipome. Elle retrouve une masse homogène de grand axe parallèle à la peau d’échostructure variable (isoéchogène ou hyperéchogène par rapport à la graisse), encapsulée ou non (si les limites sont confondues avec la graisse sous cutanée), sans ou avec une minime vascularisation, et au-dessus du fascia musculaire. Cette masse est enfin dépressible sous la sonde d’échographie.

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est le meilleur examen de caractérisation des lipomes dans certaines indications. Les caractéristiques IRM d’un lipome simple sont : une masse homogène de signal graisseux, encapsulée (bien limitée) pouvant contenir de fins septas de moins de 2 mm, située au-dessus du fascia musculaire sans envahissement des masses musculaires adjacentes et sans prise de contraste après injection de gadolinium (traduisant l’absence de vascularisation de la lésion).

 

Un examen d’imagerie est-il nécessaire ?

Le diagnostic de lipome est clinique dans la majorité des cas. De ce fait, aucun examen d’imagerie complémentaire n’est nécessaire. Néanmoins, un grand nombre de patients ont déjà réalisé une échographie prescrite par leur médecin traitant ou dermatologue lorsqu’il consulte un chirurgien plasticien pour retirer leur lipome.

 

Dans quelles indications prescrire une échographie ?

L’échographie est l’examen de première intention pour le diagnostic de lipome. Elle peut être prescrite en cas de doute à l’examen clinique du fait de la localisation ou de la symptomatologie de la masse sous cutanée :

  • Lorsque le lipome supposé est de siège abdominal. En effet, un lipome situé dans la graisse sous cutanée profonde de l’abdomen peut parfois être confondu avec une hernie abdominale, qui correspond à du contenu digestif qui fait saillie à travers un trou ou zone de faiblesse de la paroi abdominale. Il est important d’en faire le diagnostic car elle nécessite une prise en charge spécialisée par un chirurgien digestif sous anesthésie générale.
  • Lorsque la masse sous cutanée est de siège articulaire, notamment au niveau du dos des poignets. En effet, le diagnostic différentiel principal dans cette localisation est le kyste synovial dont le traitement est réalisé par un chirurgien orthopédiste.
  • Lorsque le lipome supposé est douloureux.

Une échographie permet également de différencier un lipome d’un kyste sébacé.

 

Quelles sont les indications d’IRM ?

Une IRM est indiquée :

  • Lorsque le diagnostic clinique est incertain dans certaines localisations afin d’écarter une lipodystrophie, principal diagnostic différentiel du lipome et impliquant une prise en charge chirurgicale différente. Une IRM de caractérisation est prescrite lorsque le lipome supposé ou confirmé par échographie se situe au niveau des chevilles ; en effet, l’échographie n’est pas toujours contributive pour le diagnostic de lipome dans cette région anatomique. Le résultat de l’échographie est parfois discordante avec celui de l’IRM, cette dernière établissant un diagnostic d’épaississement graisseux localisé au niveau des chevilles sans masse individualisable (ce qui correspond à une lipodystrophie), nécessitant de ce fait une lipoaspiration et non une chirurgie d’ablation de lipome. Il en est de même lorsque la masse graisseuse se situe au niveau de la nuque. Si un lipome encapsulé est confirmé par l’IRM, une exérèse chirurgicale est possible au cabinet. Si l’amas graisseux se traduit à l’IRM par un épaississement de la graisse sous cutanée sans masse bien délimitée, le diagnostic de bosse de bison est alors retenu et une lipoaspiration à la clinique est le traitement de choix pour le patient.
  • Pour étudier les rapports anatomiques du lipome lorsque celui-ci est profond.
  • Lorsque le diagnostic clinique est incertain en rapport avec la palpation atypique de la masse, et parfois en rapport avec l’aspect atypique de la peau en regard de la masse sous cutanée. Plusieurs atypies cliniques à la palpation d’une masse sous cutanée imposent une IRM de caractérisation : la consistance dure de la masse ; son caractère fixe ou peu mobile pouvant traduire une adhérence anormale de la masse aux tissus mous profonds, ou bien sa localisation profonde sous aponévrotique ; sa taille supérieure à 5 cm et/ou de croissance rapide selon le patient ; une masse ayant une des caractéristiques précédentes avec un aspect atypique de la peau en regard. Toutes ces caractéristiques cliniques nécessitent en effet d’exclure un sarcome des tissus mous qui est une tumeur maligne.
  • Lorsqu’il existe un doute ou une atypie à l’échographie, une IRM complémentaire est également recommandée.

 

Quelles sont les indications de biopsie ?

La biopsie d’une masse sous cutanée est indiquée dans les cas suivants, afin d’obtenir une confirmation histologique avant une prise en charge adaptée :

  • Lorsque l’IRM met en évidence des atypies radiologiques de la masse sous cutanée : hétérogène, présence d’une composante tissulaire non graisseuse, présence de septas épais, prise de contraste après injection de gadolinium, envahissement des parties molles adjacentes…
  • Lorsque la masse graisseuse est profonde, c’est-à-dire sous l’aponévrose musculaire ou intra musculaire.
  • Lorsque la masse mesure plus de 10 cm de grand axe avec une notion de croissance rapide.

Le but de cette biopsie est d’écarter le diagnostic de sarcome.

La décision de pratiquer une biopsie radioguidée est prise en concertation avec le radiologue et le chirurgien.

Si le diagnostic de lipome est confirmé, une exérèse chirurgicale au cabinet pourra être envisagée sous anesthésie locale.

S’il s’agit d’un liposarcome, une prise en charge médico-chirurgicale adaptée dans un centre hospitalo-universitaire de référence des sarcomes sera requise.

 

Existe-t-il un médicament pour les lipomes ?

Non. Aucun médicament n’est disponible pour traiter un lipome.

 

Les volumineux lipomes sont-ils opérables sous anesthésie locale ?

Il est possible pour le Dr Petit de retirer des lipomes banals superficiels (confirmés par IRM) jusqu’à 12 cm de grand axe sous anesthésie locale au cabinet.

Lorsque les lipomes font plus de 12 cm, l’intervention sera programmée à la clinique sous anesthésie générale en hospitalisation ambulatoire.

 

Peut-on retirer plusieurs lipomes en 1 chirurgie ?

Tout dépend de la demande des patients. On distingue deux demandes principales :

  • Le patient souhaite retirer jusqu’à 6 ou 7 lipomes. Dans ce cas, l’intervention est possible sous anesthésie locale au cabinet du Dr Petit et dure environ 1 heure.
  • Le patient souhaite par exemple retirer 30 lipomes sur son corps en 1 seul temps opératoire. Dans cette situation, l’intervention se déroule à la clinique sous anesthésie générale. Cette chirurgie dermatologique du retrait de lipomes multiples est ambulatoire (sortie le jour même).

 

Quelles sont les complications possibles ?

L’exérèse chirurgicale des lipomes du corps est une intervention très peu risquée.

Les complications les plus rares sont l’hématome (collection de sang), l’infection et la formation d’un sérome. Ce dernier peut survenir surtout lorsqu’un volumineux lipome est retiré laissant un espace vide important sous la peau. Dans ce cas, le drainage de la collection liquidienne lymphatique avec une aiguille, associé à la mise en place d’un pansement compressif suffit à gérer la situation au cabinet.

Les complications les plus fréquentes sont les troubles mineurs de la cicatrisation et la désunion de la cicatrice.

La première concerne certains patients dont le corps ne tolère pas bien les fils de suture résorbables. Cela survient généralement entre 10 et 15 jours post opératoires et se traduit par un aspect rouge voire une pointe purulente au niveau des nœuds des fils aux extrémités de la cicatrice. Il ne s’agit aucunement d’une infection mais d’un rejet du fil qu’il suffit de faire retirer par l’infirmière afin de permettre la bonne évolution de la cicatrisation. La cicatrice peut aussi prendre un aspect fibrineux (être recouverte de tissu jaunâtre plus ou moins adhérent et visqueux) nécessitant une détersion mécanique au cabinet par le chirurgien.

La désunion (ouverture) de la cicatrice est parfois possible dans les parties du corps soumises à des contraintes mécaniques importantes, y compris dans les actes de la vie quotidienne. Le dos (en particulier les régions rétroscapulaire et interscapulaire, en regard ou entre les omoplates) est la région anatomique la plus à risque. En cas de désunion précoce de la cicatrice, une nouvelle suture n’est pas possible. La plaie nécessitera des soins locaux simples de cicatrisation dirigée par une infirmière afin qu’elle se ferme toute seule.

 

Le retrait laisse-t-il une dépression visible ?

Non. La région opérée sera bien plane après l’exérèse chirurgicale d’un lipome même volumineux.

 

Y a-t-il un risque de récidive ?

Le risque de récidive est possible suite au retrait d’un lipome superficiel, mais il est faible lorsque cette chirurgie dermatologique est pratiquée par un chirurgien expert. En cas de lipome récidivant, il est possible de refaire une chirurgie quelques mois après la première intervention.

La récidive est plus fréquente après le retrait d’un lipome profond compte tenu de son caractère moins bien délimité qu’un lipome superficiel.

 

Le lipome retiré est-il analysé ?

Oui. Le lipome est introduit dans un pot d’analyse à la fin de la chirurgie. Le prélèvement sera adressé par coursier au laboratoire d’anatomopathologie afin d’obtenir une confirmation histologique de principe de la bénignité du lipome retiré. L’examen microscopique va retrouver une masse homogène d’adipocytes matures.

Le résultat sera systématiquement transmis au patient dans un délai de 3 semaines à 1 mois par l’équipe du Dr Petit.

 

Quelle est l’évolution naturelle d’un lipome ?

Les lipomes du corps vont augmenter de taille progressivement au fil des années. Il n’y a pas de risque d’infection d’un lipome contrairement aux kystes sébacés.

 

Tarifs

Les tarifs indiqués ci-dessous sont des tarifs planchers, donnés à titre indicatif. Une consultation préalable permet d’établir un devis personnalisé adapté à chaque situation clinique.

Lésions sous-cutanées À partir de 250 € sur le corps, et à partir de 350 € sur le visage ou le cuir chevelu.

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